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Tour d’Irlande en Figaro BENETEAU 3

Nouveau record du monde de vitesse à la voile en double

Pamela Lee et Catherine Hunt sont les nouvelles détentrices du record du monde de vitesse en double autour de l’Irlande. Parties de Dublin le 13 octobre 2020, il aura fallu seulement 3 jours, 19 heures, 41 minutes et 39 secondes à l’équipage féminin du Figaro BENETEAU 3IARRACHT MAIGEANTA pour boucler le parcours. Ce temps record a été officialisé le 3 novembre 2020 par le WSSRC « The World Speed Sailing Record Council ». Il faut remonter en 2014, pour retrouver le temps de référence pour ce Tour d’Irlande lors de la Round Ireland Race en 4 jours et 6 heures. 

Pamela et Catherine forment un formidable duo, né il y a seulement quelques mois sur le circuit 2020 du Figaro BENETEAU 3, lors de la Solitaire. A l’annonce du record officiel, nous nous sommes empressés d’appeler l’irlandaise Pam et l’anglaise Cat afin qu’elles nous retracent les différentes étapes de leur merveilleuse aventure sportive.

Bonjour Pam et Cat, pouvez-vous vous présenter ?

Pam : J’ai commencé la voile en dériveur en Irlande. Puis je suis devenue monitrice et j’ai continué la voile à l’université. J’ai déménagé à Sydney en Australie alors que j’avais une vingtaine d’années et comme je voulais continuer à naviguer, j’ai découvert la course au large qui est très organisée là-bas avec en point d’orgue Sydney-Hobart. D’ailleurs, un des premiers bateaux sur lesquels j’ai navigué au large était un First 45 ! Par la suite, mes diplômes de skipper en poche j’ai fait des courses en Espagne, aux Antilles et plus récemment le Fastnet.  Cette année, Avec Kenny Rumball (ndlr : Skipper irlandais sur La Solitaire 2020), nous avions décidé d’essayer de représenter l’Irlande au championnat du monde de course au large mixte qui devait avoir lieu à Malte et qui a malheureusement été annulé. C’est à cette occasion que nous avons commencé à nous intéresser au Figaro 3 qui devait être le support des qualifications irlandaises.

Heureusement, Kenny a décidé de faire la Solitaire à la place et j’étais sa préparatrice ce qui pour lui et moi était vraiment la meilleure façon de bien connaître le bateau. 

Cat : Je suis anglaise, j’ai 21 ans et j’ai grandi dans le Nord-Ouest de l’Angleterre. J’ai commencé la voile dans ma région d’origine, en dériveur. Puis, j’ai navigué en habitable à l’adolescence, cela me plaisait vraiment de faire partie d’un équipage plus important. A l’âge de 17/18 ans, j’ai eu l’opportunité de naviguer en Class40 grâce au Magenta Project et j’ai fait mon premier Fastnet. Ensuite, j’ai effectué une saison complète du RORC et un autre Fastnet sur le JPK 1180 Sunrise. Enfin, l’hiver dernier j’ai fait une transat sur un Ker 46 avec un équipage de moins de 30 ans et nous avons terminé deuxième.

Avec l’annonce de la nouvelle discipline de course au large aux Jeux Olympiques, j’ai commencé à naviguer en double juste avant le confinement du printemps. Puis j’ai contacté Alan Roberts (autre skipper sur La Solitaire 2020) et il m’a proposé de devenir la préparatrice de son Figaro 3 pour La Solitaire. C’est là que j’ai rencontré Pam.

Le Figaro BENETEAU 3 IARRACHT MAIGEANTA.

Quel a été votre premier contact avec le Figaro 3 ?

Pam : Pour moi c’était au printemps avec Kenny et Joann Mulloy (ndlr : skippeuse irlandaise qui a fait La Solitaire en Figaro 3 en 2019) ; je crois que c’était à Lorient au milieu des tous les autres Figaro et nous avons été très impressionnés. Nous avons passé environ une semaine à découvrir le bateau et la navigation en double, avec Joann pour nous aider. Et comme par hasard il y avait entre 30 et 40 nœuds de vent tous les jours… 

Cat : C’est l’Artemis Offshore Academy qui m’a fait découvrir le Figaro (ndlr : Figaro 2 à l’époque) et je connaissais bien tous les skippers. J’ai navigué pour la première fois en Figaro 3 cette année en mars, j’ai convoyé un bateau en double juste avant le confinement… En rentrant en Angleterre je voulais vraiment continuer à naviguer en double et j’ai eu la chance de convoyer de nouveau un bateau – celui d’Alan Roberts – entre l’Angleterre et la France. 

Qu’avez-vous appris de votre expérience de préparatrices sur La Solitaire ?

Pam : Certainement une connaissance intime du bateau, très importante avec la monotypie. Echanger avec les autres préparateurs m’a aussi permis d’apprendre tous leurs petits « trucs » pour être au même niveau que les autres bateaux. Donc au départ du tour d’Irlande, j’étais vraiment très confiante dans ma connaissance du bateau.

«J’ai aussi été bluffée par l’écosystème de « la course au large à la française » et le niveau général des skippers et des préparateurs. J’aimerais tellement ramener un peu de tout cela en Irlande ! »

 

Leur idée de naviguer ensemble est née sur La Solitaire du Figaro en France.

A présent, revenons sur la genèse du projet…

Pam :  Nous étions les deux seules filles préparatrices et les deux seules non françaises, donc cela nous a rapproché. Nous avons beaucoup échangé sur nos connaissances respectives, notre fonctionnement et cela nous a aidé à mieux faire notre job.

«Et puis j’avais cette idée de record féminin en tête donc j’en ai parlé à Cat et elle m’a tout de suite dit : « je viens avec toi ». Oui je crois qu’en à peine une heure nous étions décidées à partir ensemble !»

Cat : Tout s’est enchaîné très vite : le prêt du bateau par Marcus Hutchinson, le support de Abby Ehler et Libby Greenhalgh du Magenta Project  et enfin la météo : Quand notre routeur Miles Seddon nous a dit qu’il y avait une bonne fenêtre nous étions tellement heureuses !

Pensiez-vous que la course serait suivie par des milliers de personnes ?

Cat : Nous sommes parties à un moment où il y avait très peu d’événements sportifs et très peu de nouvelles positives… La voile peut être un peu ennuyeuse à suivre pour le grand public mais là c’était simple et évident : 2 filles sur un bateau autour de l’Irlande.

Nos petites vidéos et les réseaux sociaux ont fait le reste… C’est aussi ce qui fait le succès des courses en solitaire en France : le public suit le parcours de tel ou tel coureur via la cartographie et les images/vidéos, ce côté aventure est quelque chose que nous aimerions rendre plus populaire en Irlande et en Angleterre. 

Pam : Nous avons été assez discrètes avant le départ, mais une fois en mer avec le bon début que nous avions pris, l’intérêt du public a été croissant. 

Que préférez-vous sur le Figaro 3 ?

Cat et Pam : le code 0 (gennaker) !

Pam : Après avoir navigué sur de nombreux bateaux différents, ce qui est top sur le Figaro c’est que tout est conçu pour la navigation en solitaire, tout est regroupé, bien pensé etc…

Cat : La simplicité et la monotypie, le niveau de la flotte en France. Nous devrions avoir plus de Figaro de ce côté-ci de La Manche.

Pam : « Il y a également la capacité à aller vite « facilement » ; nous sommes deux filles avec des gabarits « normaux » et nous sommes allées très vite en contrôlant le bateau sans problème. Je me sens parfaitement bien à bord et je sais que je peux naviguer seule en toute sécurité. »

 

Manœuvres à bord du Figaro BENETEAU 3 en Irlande.

Quels sont vos projets maintenant, serez-vous sur la Solitaire en 2021 ?

Pam : Oui si je trouve un sponsor ! Avec Kenny nous allons ramener le bateau en France puis essayer d’avoir un budget pour l’année prochaine.

Cat : Je dois d’abord terminer mes études ; je vais continuer à m’entrainer et quand je serai diplômée, j’essaierai de monter mon propre projet en Figaro 3 dans 2 ans.

Pam : Nous avons aussi d’autres idées de records… 

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 Crédit photo : @inphobryan Bryan Keane OLY