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Comment optimiser les performances de son bateau hors-bord ?

Un bateau hors-bord ne délivrera ses meilleures performances que s’il est correctement exploité. Depuis l’utilisation des équipements de bord jusqu’à l’entretien de la coque et du moteur, c’est le pilote qui fera la différence pour aller chercher le dernier nœud de vitesse de pointe.

Le choix d’un moteur hors-bord adapté et une intégration optimale

La conception d’un bateau hors-bord ne doit rien au hasard et dictera son niveau de performances. Celle-ci est le fruit de plusieurs années de développement, mené conjointement par le constructeur et son partenaire motoriste afin d’obtenir la meilleure association de coque et de moteur pour répondre à un cahier des charges précis. Parmi ses partenaires motoristes, BENETEAU compte sur le constructeur japonais Suzuki, reconnu pour ses solutions performantes et particulièrement fiables.

« Nous intervenons deux à trois ans avant la commercialisation d’un bateau BENETEAU » explique Laurent Lepicier, Responsable Technique Marine chez Suzuki France. « En collaboration avec les concepteurs, nous déterminons les puissances minimales et maximales, ainsi que l’implantation mécanique idéale selon la vocation de l’unité, s’il faut préserver un accès aisé à la mer par exemple. » 

Une fois les études en 3D réalisées, les solutions retenues sont validées en mer, au cours de tests qui permettront d’affiner les détails comme la hauteur du moteur, mais aussi le pas et le diamètre de l’hélice qui propulsera le bateau.

Une carène optimisée pour la performance

Le dessin de la coque d’un hors-bord a une incidence directe sur ses performances et son comportement en mer. Dès l’achat, il est donc primordial de choisir une unité répondant précisément à sa philosophie de navigation, qu’elle soit sportive ou orientée vers la croisière. Une carène présentant un V accentué, tel que le Flyer, donnera jour à un bateau rapide et au caractère joueur. A l’inverse, les bateaux à la carène plus plate comme l’Antares, au V moins marqué, révèleront un tempérament plus « week-ender » et adapté aux sorties prolongées. Ces derniers bénéficient d’une plus grande stabilité au mouillage et nécessitent une puissance inférieure pour déjauger.

La carène du Flyer 7 SPACEdeck en V accentuée pour une navigation plus sportive.

Pour BENETEAU, la carène constitue un axe majeur de développement dans le cadre de l’optimisation des performances des bateaux hors-bord. C’est dans cette optique que les ingénieurs maison ont conçu la carène AirStep®. Celle-ci emprunte aux hydravions l’architecture en « marches » de leurs flotteurs qui leur permet de décoller plus rapidement en facilitant la sortie de l’eau. Cette architecture, qui crée un tapis de bulles sous la carène, permet d’accroître la vitesse et donc de faciliter le déjaugeage.

« Nous avons également ajouté une dépression à l’arrière de la coque qui vient augmenter ce tapis de bulles » ajoute Patrick Tableau, Responsable Cellule Architecture Moteur chez Beneteau. « Cela nous permet de réduire considérablement les frottements de la coque sur l’eau, ce qui augmente le rendement du bateau. Ce gain de puissance peut favoriser la vitesse du bateau, ou bien la capacité de celui-ci à emmener de lourdes charges. Dans tous les cas, ce rendement optimisé constitue un bénéfice considérable pour les consommations. »

Le trim et les flaps au service de la vitesse et du confort

A l’instar d’une voiture, l’attention portée au pilotage d’un hors-bord permettra de profiter de ses meilleures performances. Souvent négligé, l’usage du trim devrait être aussi naturel que celui des clignotants sur une auto, ce n’est pas pour rien que ses boutons de commande sont disposés directement sur la commande des gaz ! En agissant sur l’angle de poussée de l’hélice par rapport à la coque, le trim permet de gérer l’assiette du bateau dans un objectif de vitesse, mais aussi de confort.  

  • Un trim négatif permet d’abaisser le nez du bateau et favorise le démarrage grâce à une poussée optimale de l’hélice. Lors des virages à haute vitesse, il permettra également à l’hélice de rester immergée, le pilote gardant ainsi le contrôle. Par ailleurs, par mer forte, un trim négatif préservera le confort en limitant l’impact de la coque sur les vagues abordées de face.

  • Un trim neutre est adapté à la vitesse de croisière et permet de maîtriser sa consommation de carburant.

  • Le trim positif favorise la vitesse et les changements de cap en levant l’avant du bateau, réduisant ainsi les frottements du bateau sur l’eau au maximum. Avec le vent dans le dos et dans le sens des vagues, le trim positif soulagera l’étrave et limitera les chocs, au bénéfice du confort.

De leur côté, les flaps d’un bateau hors-bord constituent une extension de l’action du trim et viennent corriger l’assiette longitudinale, mais également la gîte. Ces deux volets situés dans le prolongement de la carène peuvent être actionnés simultanément pour abaisser le nez, facilitant ainsi le déjaugeage, tout en améliorant le confort par mer forte en évitant de taper dans la vague. Actionnés individuellement, ils réduiront le roulis en cas de mer de travers.

Même si le trim et les flaps tendent à s’automatiser sur les hors-bords les plus récents, il reste possible d’affiner leurs réglages en temps réel. Il reste ainsi primordial de faire confiance à ses sensations lorsque l’on recherche les meilleures performances.

Ne jamais négliger l’entretien de son bateau hors-bord !

Une coque en bon état et un moteur régulièrement révisé restent les premières conditions lorsque l’on souhaite atteindre les meilleures performances d’un hors-bord. De même, la consommation de carburant s’en verra directement impactée. Une coque ne bénéficiant pas d’un entretien annuel augmente les frottements sur l’eau, pouvant faire perdre jusqu’à 5 nœuds en vitesse de pointe… pour un litre d’essence supplémentaire consommé par nœud perdu.

L’entretien d’un moteur hors-bord est évidemment essentiel pour bénéficier de ses meilleures performances, mais également pour éviter les défaillances en mer. Suivre les préconisations de révisions dictées par le constructeur conditionnera également sa durée de vie. De même, un hivernage au sec, dans un endroit clos, est fortement recommandé si l’on ne peut pas utiliser son bateau dans des conditions normales pendant la période hivernale. En effet, il ne suffit pas de faire tourner son moteur au port lorsque l’on ne peut prendre la mer, il faut qu’il ait le temps d’atteindre sa température optimale de fonctionnement pour ne pas être endommagé en raison d’une mauvaise lubrification. Un hivernage permettra aussi d’éviter la formation de condensation, préjudiciable à la fiabilité, dans les fluides.